Projecteur numérique, présentation

Publié le par C'est d'où !

pellicule 35 mmPendant près de 100 ans, le métier d’opérateur est resté inchangé. Mais voilà qu’en l’espace de quelques années la chaîne sonore change radicalement pour s’adapter au numérique et s’accompagne d’une gestion des séances par ordinateur.

Prémisse d’une évolution contrôlée ou radicale ? Tout laisse à croire qu’elle est radicale et contrôlée. La révolution numérique dans la filière cinéma a déjà touchée les domaines de la production et de la postproduction. Les projecteurs numériques dans les salles de cinéma semblent donc, à terme, inéluctables. EuroPalaces ne sera pas la dernière des sociétés à s’engager dans ce nouveau business. Elle a mis en place, dans toutes les structures clefs de décisions au développement du D-cinéma, soit des collaborateurs proches de notre P.D.G., soit des membres de sa famille. Pourtant la France se traine dans cette compétition effrénée du « tout numérique ». EuroPalaces, leader sur son territoire, ne voudra pas garder longtemps un comportement attentiste. Et après, quels seront les changements dans notre métier ? En réalité rien d’encourageant pour notre avenir si nous ne le défendons pas.

projecteur lumière

Le D-Cinéma, coût financier ou développement économique au détriment des salariés ?

Pour l’heure, le principal frein à l'adoption de ces outils reste sa durée de vie (5 à 8 ans au lieu de 30 ans) et le coût : près de 150000 dollars (122 000 euros) pour un appareil, soit de trois à six fois le prix d'un projecteur traditionnel ! Mais les bénéfices à tirer d'un passage au tout-numérique sont énormes pour les distributeurs : 1 200 dollars (1 000 euros) par copie, plus d’1 milliard d'euros par an, selon Screen Digest, une société d'études londonienne. Voir moins s’ils utilisent la base Cinémeccanica et sa lanterne. Etonnant ! Les dernières salles du circuit sont déjà prévues à cet effet. Depuis plusieurs années notre Groupe se prépare (et nous préparent) donc à l’avenant du numériques. Et nous ?

Mais, on ne peut parler de coût financier comme un véritable frein au développement du D-cinéma. Hormis les aides d’Europa Cinéma, d’XDC, des studios d’Hollywood ou des grands distributeurs aux exploitants pour l’implantation de projecteurs numériques 2K, c’est tout un pan du monde du cinéma qui va être bouleversé : Diminution des coups de production avec les caméras numériques, fini les hangars de stockage et son personnel de gestion, suppression du système de destruction des copies et les transporteurs de copie feront place au satellite, et bien sur, la suppression de l’opérateur projectionniste au profil d’un technicien programmeur d’astreinte intervenant sur plusieurs sites. Ce changement progressif étalé sur deux ou trois ans, se portera sur les films et aussi sur la publicité et les bandes annonces. Beaucoup de salariés vont souffrir avec le D-cinéma et pas seulement dans nos salles.

Alors, combien de mois avant le « tout numérique » dans nos cabines ? Maintenant on ne parle plus en décennie mais en mois. Pour les négativistes, le réveil sera dur. Et pour ceux et celles qui doutent encore, voyez les nouvelles implantations de ces derniers jours en France et à l’étranger.

Et demain, Quelle est la prochaine étape ?

 

La projection numérique est aujourd'hui une réalité pour notre Direction, mais nous, en avons-nous pris conscience ?

 

 

Liens :

La chaine sonore numérique (page en cours de réalisation)

Les projecteurs numériques

Les structures clefs de décision du développement du numérique

Qu'est-ce que le D-Cinéma ?

La position de notre direction sur le numérique

Notre Groupe se prépare au tout numérique (page en cours de réalisation)

Les aides pour l’implantation du D-Cinéma (page en cours de réalisation)

Les nouvelles implantations des salles numériques

Quelle est la prochaine étape ?

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