L'arrivée des distributeurs automatiques

Publié le par MalDone


Caisse automatiques un changement ?

Distributeur de ticket MSNe nous leurrons pas sur l’avenir de notre métier car il est étroitement lié à l’implantation des projecteurs dans les cabines (voir notre dossier sur le sujet).
L’objectif de notre entreprise n’a, mais vraiment, aucune volonté sociale. Le but est la rentabilité à outrance en dégageant une marge bénéficière toujours en développement. Aujourd’hui, ce qui pourrait aider la négociation, c’est la capacité des opérateurs à pouvoir bloquer le cinéma. Lors de précédentes grèves nous avons pu constater que si les opérateurs assuraient la projection, la direction locale n’a eu aucune difficulté pour se substituer à notre poste de travail. Mais cela l’avons nous tous compris ?
Avec la disparition de nos collègues des cabines nous pouvons nous attendre à des changements dans notre travail (diminution des effectifs, flexibilités des plannings accrues…) et dans nos salaires (suppressions de primes, diminution du pourcentage confiserie…).

 

Notre direction a déjà étudié la réduction des effectifs.

Pour pourvoir s’en persuader, regardons le nombre de distributeur automatique de ticket installé dans nos cinémas et qui pour la majorité ne sont pas en fonction sous prétexte de problèmes techniques.
Tiens, EuroPalaces investie dans des machines qui ne marchent pas, et cela même depuis plusieurs mois, voir des années !
Seraient-ils philanthropes ?
Sommes-nous la seule entreprise où ces machines aux prix « modeste », ne peuvent fonctionner ?
Allons, nous ne sommes pas dupes.
Certes pour l’instant nous dormons un peu.

Regardons le cas de nos voisins en Angleterre, cas extrême mais qui donne par l’implantation des distributeurs de billet et la vente des tickets sur internet, l’étendue du désastre social par l’absence total d’agent accueil sur le site.
EuroPalaces n’agira pas de la même méthode. Pour cause, ils ne veulent pas se priver du chiffre d’affaire obtenu avec la confiserie. Chiffre d’affaire marginal il y a quelques années mais aujourd’hui capital dans la quête de la rentabilité. Les films en salles deviennent la tête de gondole du supermarché culturel que nous sommes devenus. Nous pouvons imaginer la suppression progressive de la fonction de caissier vers 2010 (probablement la date de la fin des implantations des projecteurs numériques), sans que ces heures soient déportées sur d’autres postes (panière dans les salles, ventes au comptoir…).
Sans oublier le développement des distributeurs de boisson dont la politique tarifaire et le suivit des ventes sera en temps réel géré par le Siège, via le réseau intranet. Une boisson promotionnelle, un tarif adapté pour chaque heure s’égrenant dans le cinéma. Pire, la gestion et l’approvisionnement de ces dits distributeurs pourrait être gérer par une entreprise sous traitante avec leur propre personnel. Prenons comme exemple, les sociétés de nettoyage, de sécurité… qui interviennent dans nos cinémas.
Bien sûr, comme vous l’avez compris, tous les responsables (Animateur, REC…) qui géraient ces équipes, auront moins de raison d’être, leurs effectifs se réduiront en parallèle à ceux des agents d’accueils.
Et pourquoi en verrions nous pas un jour l’arrivée de tourniquet à la place du contrôle de billet. L’ouverture automatique des portes vers la salle serait commandée par le ticket rechargeable magnétique (type carte à puces…) du client. Un seul ERP ferait office d’agent de sécurité. Ce n’est pas de la science fiction, c’est la réalité en Angleterre.


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