CE du 23 mai 2005

Publié le par MalDone

Extrait de la réunion du Comité d’Entreprise de l’UES EuroPalaces du 23 mai 2005

 

J. P. Knezevic (Suppléant employé) demande quels sont les résultats du numérique.

M. Macé (Président du comité d’entreprise) répond que les résultats semblent favorables. Une analyse a été demandée sur les deux premières salles (Aquaboulevard et Marignan), dont les résultats devraient être disponibles le mois prochain. On constate à l’Aquaboulevard, par exemple, que la salle équipée en numériques est plus fréquentée que la salle équipée en 35mm, malgré la différence de prix. Le rythme des investissements suivra les résultats, et le CE sera consulté sur ce sujet lorsqu’on ira au-delà du test.

J. P. Knezevic demande quels sont les investissements.

M. Macé répond que pour l’instant, il n’y en a aucun, car EuroPalaces a un contrat test de location du matériel, et la location n’est due que sur les temps d’exploitation.

P. Vandewalle (Titulaire employé) demande si le numérique nécessite qu’on monte une copie de secours en 35mm.

M. Macé répond qu’en période de test, c’est indispensable.

P. Vandewalle demande ce qui est prévu en matière de formation.

M. Macé répond qu’il faut étudier quelles compétences sont requises, tant en termes quantitatifs que qualitatifs. Il semble que le numérique requiert plus de compétences en informatiques qu’en techniques de projection. Il faut déterminer combien de temps va durer la mixité numérique/35mm, combien de personnes seront nécessaires, avec quelles compétences, celles en place ont-elles ou pourront-elles acquérir les compétences ? Peut-être faudra-t-il être 3 au lieu de 6 ?

P. Faure (représentant syndical CFTC) conteste : il estime judicieux de mener une étude et de prévoir des formations, mais il est prématuré d’envisager la réduction des effectifs, alors que la plupart des sites sont déjà en situation de sous-effectif. De plus, M. Macé annonce qu’il n’est plus question d’ouvrir avec une salle en numérique à Amiens, et qu’à Rouen rien n’est sûr, alors que ces deux projets avaient été évoqués lors de CE précédents.

M. Macé rectifie : il n’a jamais donné de certitudes concernant Amiens et Rouen. Si les élus préfèrent qu’il attende d’avoir des certitudes pour donner des informations, il est possible de fonctionner de cette façon. Il précise que lorsqu’il dit « peut-être faudra-t-il être 3 au lieu de 6 », il pourrait aussi bien dire « peut-être faudra-t-il être 12 au lieu de 6 »…

D. Tessier (représentant syndical CFDT) souligne qu’il n’y a pas lieu de modifier le nombre d’opérateurs à la baisse, tant qu’il est nécessaire d’avoir une copie de backup en 35mm. Le numérique sans copie de secours ne sera pas mis en place avant 10 ans, car le disque dur doit stocker la copie n’existe pas encore. L’intérêt du digital est de supprimer les copies. Or, la qualité n’est pas assez exceptionnelle par rapport au 35mm pour que le public y trouve une grosse différence.

M. Macé répond qu’EuroPalaces ne peut pas prendre le risque d’être en dehors de la course, ni techniquement, ni en matière d’emplois et de compétences.

J. P. Knezevic déclare qu’en période de test, balbutiante, avec un RT (responsable Technique) formé et devant former ses collègues, on peut se prévaloir de manque de préparation du test. Aujourd’hui, cette période de test est terminée, on ne peut plus s’en prévaloir.

G. Asselino (représentant syndical FO) demande si M. Macé prévoit une formation ou un plan d’adaptation.

M. Macé répond que tout ne va pas basculer d’un coup vers le numérique, et qu’il ne s’agit que d’élargir un test d’une salle à une deuxième.

J. P. Knezevic demande si le fait de montrer à quelqu’un comment faire, constitue pour M. Macé une véritable formation.

M. Macé répond qu’il ne sait pas comment se passe la formation. Il sait que la projection en numériques se fait, et qu’elle se passe bien. Si les élus pensent qu’il faut formaliser davantage la formation, il est ouvert à toutes les suggestions.

H. Boursier (Titulaire employé) déclare qu’il n’a rien vu dans les plans de formation de l’entreprise dans ce domaine. Si l’introduction du numérique à Aquaboulevard date d’avant la fusion, son extension globale au niveau du circuit est un changement de donne. Si une expérience locale telle Aquaboulevard se transforme en une projection numérique centralisée c’est-à-dire une projection nationale ou dans plusieurs sites à partir d’une seule régie, ceci constitue l’introduction d’une nouvelle technologie. Il estime que M. Macé n’est pas « transparent » sur l’information, la formation et l’introduction de nouvelles technologies.

M. Macé répond que s’il est envisagé d’installer le numérique au-delà de l’Aquaboulevard et des Champs-Elysées, il faut s’attendre à ce que des modules de formation soient mis en place.

P. Faure (Représentant syndical CFTC) explique qu’en ce qui concerne le dépannage, l’expertise est également complètement différente de la technique 35mm. Une partie de la chaîne son reste identique, mais le reste est une énigme. Il est nécessaire d’avoir sur place un technicien aux compétences très pointues si on ne veut pas perdre des séances et des clients.

M. Macé répond qu’il en est conscient.

A. Caltagirone (titulaire employé) craint que les investissements dans le numérique, incontournable à un moment donné, n’aient des conséquences sur le budget accordé à la masse salariale.

M. Macé répond que si le numérique se développait, EuroPalaces s’interrogerait sur le meilleur équilibre entre sous-traitance et achats.

M. Franchi demande ce qui se passera si les prestataires de location de matériel lui proposent le personnel pour le faire fonctionner.

M. Macé répond que cette proposition ne lui a pas été faite.

G. Asselino (Représentant syndical FO) demande des précisions sur la Commission technique.

M. Macé répond que la Commission technique se compose de 3RT et de 3 directeurs.

A la question de K. Geddi (Titulaire employé), qui souhaite connaître le coût de l’installation d’une cabine, M. Macé indique, pour les seuls projecteurs, autour de 75K€.

K. Geddi demande qui prendrait en charge financement ces installations.

M. Macé répond que cela se discute avec les distributeurs.

J. P. Knezevic demande si le numérique a eu un impact sur l’effectif cabine à Marignan.

M. Macé répond négativement : il y a peu de projecteurs numériques (3 films par an, précise H. Boursier).

H. Boursier fait remarquer que s’il est intéressant d’améliorer la qualité du son et de l’image, le plus important pour une société comme EuroPalaces est de choisir de bons films et d’assumer au mieux son rôle de diffuseur culturel.

M. Macé approuve tout à fait cette remarque. L’activité d’EuroPalaces lui donne l’occasion d’être un acteur de la diversité culturelle, et il faut saisir cette opportunité.

 

4. Question diverses.

M. Macé suggère de faire mensuellement un point sur le numérique.

N. Nardin (Titulaire employée et secrétaire du CE) approuve, et demande s’il sera possible d’avoir la visite d’un expert à un moment donné.

M. Macé répond : bien volontiers.

G. Asselino demande s’il serait possible d’associer le CHSCT à ce projet.

M. Macé répond que c’est une bonne idée.


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