Lettre AIE
Lettre du 12 décembre 2001, des associations internationales d’exploitants au sujet des standards de cinéma numérique.
A tous les organismes concernés par les standards de cinéma numérique :
En qualité de représentants des exploitants de cinémas dans nos territoires respectifs, nous écrivons pour demander le développement de standards techniques mondiaux et uniques pour le cinéma numérique. Nous apprécions le travail que vos collègues et vous-mêmes avez accompli à ce jour. Nos associations et nos membres respectifs sont à votre disposition pour vous y aider par tous les moyens appropriés.
Le secteur de l’exploitation cinématographique mondiale est pluriel et concurrentiel. Depuis des années, l’existence d’une technologie
Notre secteur doit à présent faire face à la transition technologique la plus significative de son histoire. Le cinéma numérique pourrait offrir à terme des avantages aux distributeurs, aux exploitants et aux spectateurs. Mais le cinéma numérique ne peut pas être développé correctement sans standards technologiques uniques. La technologie du cinéma numérique est diverse et complexe. De plus, la technologie soulève de nouveaux problèmes comme le cryptage, la transmission et la compression.
De nombreuses sociétés ont consacré une énergie considérable à la recherche et au développement des composantes technologiques du cinéma numérique. Nous avons besoin de standards afin de permettre à toutes les entreprises d’entrer en concurrence et à tous les matériels et pièces détachées de fonctionner ensemble dans un système uniforme.
Du point de vue de l’exploitant, nous avons des préoccupations spécifiques.
Notre objectif : encourager le développement de matériels totalement compatibles et concurrents, dont la maintenance peut être effectuée à des coûts relativement réduits comme pour les systèmes de projection actuels. Nous devons accomplir cela tout en offrant une qualité de projection numérique minimale qui soit supérieure à celle de la pellicule et qui satisfasse les exigences de qualité de la communauté artistique. Pour atteindre cet objectif, une coopération internationale est nécessaire.
Nos besoins :
Des standards minima pour la projection d’images, incluant les gammes de couleurs, les ratios de contraste et le nombre de pixels. Des standards internationaux pour l’image et le son numériques, le stockage et la restitution. Un système compatible avec plusieurs méthodes de restitution du film (physique, transmission par satellite, fibre optique, etc.) Un accord international sur un algorithme unique de cryptage. Une réglementation de l’expression numérique des droits et des méthodes électroniques d’autorisation des exploitants en tout point conformes aux droits actuels et aux méthodes en vigueur avec la technologie
Nous vous remercions de cette opportunité de partager nos préoccupations avec vous. Merci pour tous vos efforts.
A noter : « Les exploitants français sont heureux de se joindre à leurs collègues du monde entier pour cette première historique et de coopérer sur ce dossier stratégique », a précisé Jean Labé, Président de
NDLR : L’un des signataires est : Jean Labé, Président de
Notes : Jean-Pierre DECRETTE est le Directeur du Développement d’EuroPalaces et Trésorier adjoint de cette Fédération.